Pour voir Hozier ce vendredi 13 septembre, il ne fallait pas emmener votre moitié à l’église (clin d’œil n’est-ce pas), mais à l’Olympia !

          Enfin, il fallait d’abord écouter un jeune chanteur irlandais au doux nom de David Keenan. Admettez-le, quand on vient voir un artiste on a tendance à ne pas trop s’intéresser à sa première partie, eh bien ce jeune homme mériterait votre attention ! Bien que seul avec sa guitare et sa voix, il a une présence scénique assez folle. L’ambiance de ses chansons me font penser à du Bon Iver ou du Angus Stone. J’irais même jusqu’à pousser la comparaison avec Leonard Cohen. Impressionnant, et à suivre.

 

          Revenons-en à notre mouton : Hozier. Lui n’est pas tout seul, il y a même pas mal de monde sur scène. Lui-même chante, joue de la guitare folk et électrique, et même ce qu’on appelle une “guitare bohémienne”, fabriquée à partir d’un bidon d’huile ! Il est accompagné de deux pianistes, dont l’un d’eux est aussi percussionniste, d’un bassiste, d’un batteur, de deux choristes également petites percussionnistes (tambourin, petit tambour, etc…),  et enfin une guitariste/violoniste. Une majorité de ce petite monde vient de Nashville dans le Tennessee, ville-phare de la country américaine, un genre qui résonne énormément dans la musique d’Hozier. En effet, même s’il n’a bien sûr pas du tout la même voix, je lui trouve un côté Johnny Cash, surtout dans l’atmosphère créée par les morceaux. Il y a un peu de Fleetwood Mac aussi, dans le jeu de guitare à la Lindsey Buckingham. Cette atmosphère country/folk qui donne l’impression à chaque morceau ou presque d’écouter la bande-originale d’un film feel good (surtout une scène finale d’ailleurs). Le blues a l’air d’influencer aussi pas mal l’artiste, et l’on ressent beaucoup ça en l’écoutant.

          On se plonge corps et âmes dans les mélodies du chanteur, et comme le reste du public, on ressort conquis. Même pour une salle en disposition assise, il fait se lever tout le monde au bout de dix minutes, et on reste debout avec lui, on profite de cette énergie si communicative, et on passe un excellent moment. On se marre aussi parfois, car l’artiste a de l’humour (ce qu’on ne devine pas forcément étant donné ses chansons plutôt mélancoliques), et parsème son spectacle de petites blagues et réactions à ce que le public lui crie. Un gros défaut à noter tout de même : c’est beaucoup trop court, on en demande encore et encore.

          Mais mis à part cela, je peux en conclure qu’Hozier est vraiment un artiste incontournable de cette décennie, et qu’il vous faut l’écouter de ce pas !

Par Marcelo Engelo

Photos par Apolline Cornuet