De passage au Reflektor de Liège le 6 décembre dernier, l’objectif de Guizmo était en partie de faire de ce concert un gros bordel… Et ça a marché ! Retour sur cette soirée complètement folle, en récit et en images.

Au début tout est normal. Peu après 20h, le groupe belge Les Anonymes performaient en première partie pour promouvoir leur nouvel album Rituel. Un trio intéressant et motivé à l’énergie communicative qui enchaîne les sons sans faute pendant un peu plus d’une demi-heure. Bref, une belle découverte.

Peu après, le DJ du concert, DJ DRK, entre en scène. Il s’agit de chauffer encore un peu plus la salle, il part donc sur un bon set rap US/rap FR, avec les musiques de chauffe qu’on connaît tous mais qui sont toujours aussi efficaces, c’est-à-dire Travis Scott, Niska, Koba la D, et j’en passe… 21h, 21h15, 21h30… Toujours pas Guizmo à l’horizon, le set est top, on enchaîne sur un mélange rap/drum’n’bass mais ça devient un peu long quand même… Et là…

21h45 : Guizmo arrive comme une FUSÉE sur la scène à la surprise générale, béret et veste sur lui, en performant comme s’il avait commencé depuis 30 min déjà. Très très chaud le Guizi Ouzou. Il nous avouera plus tard qu’il est arrivé très en retard. Mais au final, ça valait bien le coup.

Suite du concert un peu plus posée, les classiques de Guizmo s’enchaînent et lui et des membres du public n’hésitent pas à s’allumer des petits joints (bonus Heineken pour Guizy).

Puis on ne sait comment, altercation verbale, bien que bon enfant, entre Guizmo et des membres du public. Guizmo se chauffe, ça voulait partir en castagne ! Un début de match de boxe est même organisé sur la scène. Oui oui ! Vous trouvez ça bizarre ? Nous aussi. Mais rassurez-vous, personne n’en est venu aux mains et une accolade générale a permis à Guizmo de reprendre là où il s’était arrêté. Pour vous situer quand même : il ne s’est même pas passé un quart d’heure depuis le début du show.

On continue, très bon concert, on s’amuse bien, vraiment ! Je vais sentir la beuh demain mais bon, c’est pas grave, ça partira. Attendez, pourquoi le DJ demande s’il y a des danseurs dans la salle ? Hein, ils montent sur scène et ça part en battle là ????? Pourquoi ????? Pourquoi pas me direz-vous, mais POURQUOI ? Il est 22h, j’envoie un message à la cheffe, à qui j’ai raconté toutes les aventures précédentes : « Je comprends riiiieeeeeeeeen ». Mais le show reprend son cours normal, à moins que…

22h15, musique reggae. Bizarre, c’est pas du Guizmo ça… « L’heure est grave ! C’est l’heure de rouleeeeeer messieurs dames ! ». AH ! Moi qui pensais que j’allais juste sentir la beuh le lendemain, j’étais en train d’envisager un contrôle positif en cas de contrôle de police sur la route (ça aurait très probablement été le cas). C’est le 3e joint de la soirée pour Guizmo. 30 minutes se sont écoulées depuis le début du concert.

On voit non sans mal que Guizmo commence à avoir du mal à chanter, mais il s’accroche, il connaît toujours ses textes, et puis bon, c’est son personnage.  Cul-sec d’Heineken. Posé sur la table du DJ. « Les alcooliques ils sont où là ???? ». « T’es totalement foncedé ! » crie quelqu’un dans le public. Il s’est bien vite fait calmer par Guizmo, on aurait presque dit le retour des Rap Contenders. Il est 22h30. Nouvelle bière. « C’est bien beau d’en parler, encore faut-il la déguster » lance-t-il. C’est pas faux. Le show continue.

22h42 : « Tout l’monde roule un joint d’beuuuuuh ! ». Encore ? Le sosie de Post Malone qui s’est faufilé à 2 mètres de moi dans le pit s’y empresse. Qu’est-ce qu’il foutait là en fait ? Pas grave. C’était un deux feuilles.

22h49 : le show finit enfin. Ou déjà. Mélange de soulagement et de déception un peu : je voulais voir jusqu’où tout cela pouvait aller.

23h05 : je vais voir Guizmo en backstage, on se parle un peu, il me dit qu’il m’a vu faire les photos à gauche, j’étais un peu honoré mine de rien ! Je lui tire le portrait avec mon appareil numérique et mon argentique sans trop traîner non plus puisqu’il devait voir ses fans pour la vente de merch qui avait lieu à l’entrée. Je le félicite pour son concert, parce qu’au final, même si je n’ai pas tout compris ce qu’il s’était passé, c’était quand même un super concert comme on en voit rarement ! Avec le stress, j’ai failli lui laisser mon argentique en loge.

J’en profite pour faire une dernière story pour le média avec Guizmo. De base c’était juste une blague entre la cheffe et moi, mais ma foi pourquoi pas, ça fait un beau souvenir. Mais je crois que ces dix secondes vont rester dans l’histoire MZK.

Vous savez tout désormais. Sachez que je n’ai jamais été autant exposé à la drogue de ma vie. Je n’y ai d’ailleurs jamais touché, et je vous conseille de faire de même, c’est pas vraiment pas bien, tout le monde vous le dira. J’espère que ce récit vous aura plu, c’était vraiment un concert spécial qui valait le coup d’être raconté. Place aux images maintenant.

Vous pouvez retrouver Guizmo sur Instagram.