Les mois passés ont été pour le moins comblés pour le jeune quatuor de Brighton ! La formation anglaise signe son dernier EP, Creature, avant la sortie de leur premier album prévu courant 2019 ! Plus dingue encore, Yonaka s’offre le luxe de jouer en première partie de la tournée européenne de Bring me the Horizon aux côtés de Fever 333. L’occasion pour nous de rencontrer ces talents prometteurs de la scène rock.


#1 Comment vous sentez-vous avec la sortie récente de votre nouvel EP, Creature ?

Theresa : Plutôt bien, nous sommes vraiment heureux du résultat. Les retours sont positifs !

Rob : C’est vraiment dingue ce qui nous arrive !


#2 Comment décririez-vous votre musique au public qui ne vous connaît pas encore, et manque clairement quelque chose ?

Rob (batterie) : Je dirais que notre musique est la combinaison parfaite entre une pop plutôt électronique et un rock subtil.

Theresa (chant) : Je suis d’accord, j’ajouterais aussi une pointe de hip-hop.

Rob : Nous aimons tous la musique hip-hop, c’est donc comme une petite collection de toutes ces influences réunies.

Theresa : Une sorte de bric-à-brac !


#3 Sur Instagram, nous pouvons voir ce qui semble être un aperçu d’au moins deux vidéos (« Fired Up » & « Creature »). Qu’est-ce que cela signifie ?

Theresa : Pour le moment nous n’avons pas encore enregistré de clips vidéo mais ne vous inquiétez pas, c’est pour bientôt. Et quand je dis bientôt, il faut comprendre l’année prochaine, encore un peu de patience !

Rob : Nous essayons de trouver le meilleur moyen pour faire passer notre message, on préfère attendre un peu et balancer quelques images pour chaque titre. C’est toujours intéressant à proposer, ça pousse les gens à l’engagement.

Theresa : Je meurs d’envie de faire des clips vidéo.

Rob : Nous en avons parlé l’autre jour, ça fait beaucoup trop longtemps.


#4 Vous avez eu beaucoup de succès assez rapidement, ressentez-vous de la pression par rapport à ça ? Pensez-vous que les gens, maintenant, s’attendent à plus de votre part ?

Theresa : Je ne pense pas, les gens veulent simplement plus de musique, tout le temps, et nous sommes comblés de pouvoir leur en apporter. Quand nous ne sommes pas en tournée, nous passons la plus grande partie de notre temps à écrire et composer. Nous sommes très heureux de pouvoir continuer à partager notre musique !

Rob : Nous sommes les personnes qui nous mettent le plus de pression.

Theresa : Oh, à 100 %

Rob : Nous sommes en quelque sorte nos pires critiques, et ce qui est pour la pression extérieure, ce n’est rien comparé à la pression ne nous nous mettons nous-même pour faire avancer les choses et nous assurer que tout est parfait.

Theresa *se tourne vers Rob* : Nous ne ressentons pas vraiment de pression de l’extérieur, n’est-ce pas ?

Rob : Non, pas vraiment.

Theresa : Lorsque nous écrivons un album, nous sommes comme en voyage, nous avons en quelque sorte un aperçu de ce que nous écrivons comme sur les EP Creature ou Teach me to Fight entre autres. Donc je ne sais pas, nous faisons juste ce que l’on aime alors la plus grande pression vient certainement de nous-même.


#5 Quel genre de musique vous habite en ce moment ?

Theresa : Il y a cette fille, Billie Eilish, j’aime beaucoup ce qu’elle fait.

Rob : Oui, elle est géniale !

Theresa : Il y aussi Brockhampton. Ah, et j’adore Lady Gaga.

Rob : Billie Eilish est là-haut, n’est-ce pas ? Et um Travis Scott aussi !

Theresa : Totalement d’accord !


#6 Cette musique vous influence-t-elle dans la manière dont vous écrivez votre musique ?

Theresa : Totalement ! Si j’écoute quelque chose qui me plaît, je vais l’écouter des millions de fois par jour, ça m’inspire. C’est cool d’entendre d’autres personnes faire des choses totalement différentes.


#7 Où puisez-vous votre inspiration pour les thèmes que vous abordez dans vos chansons ?

Theresa : Je trouve mon inspiration dans les films. Lorsque j’en regarde un que j’adore, je m’implique totalement. Je descends dans la rue en prétendant être dedans, ça m’inspire beaucoup. Aussi, je m’apparente à des expériences personnelles, comme si je devenais une personne très heureuse ou très fâchée, mais jamais entre les deux. Donc je m’inspire de par mes expériences de vie et les gens que j’aime autour de moi. Je suis inspirée par eux.


#8 Et vous les garçons, avez-vous votre propre interprétation des paroles que Theresa écrit ?

Theresa : Excellente question !

Rob : J’adore jouer les chansons que nous créons. Je peux les écouter d’un point de vue extérieur, en particulier sur quelque chose comme « Death by Love », je l’écoute et la joue en direct. Dans ma tête, je me vois conduire sur une autoroute en Amérique. Le bourdonnement me rend capable d’écouter ces chansons. Relier ce que je joue à ce que Theresa chante est vraiment cool, par exemple, à un moment dans la chanson il y a de la colère, et c’est vraiment passionné. À ce moment-là, je peux simplement lâcher toute mon énergie.


#9 Pourquoi avez-vous choisi de reprendre « She’s not there ? » des Zombies sur l’EP ?

Theresa : De toute façon il était décidé que nous allions faire une reprise sur cet EP. Les gens nous ont suggéré plein de trucs, mais nous n’étions pas vraiment emballés. Et puis je suis arrivée et j’ai dit “Les gars, pourquoi pas « She’s not there » des Zombies”.

Rob : Nous avons voulu le faire de façon à ce que les gens puissent l’écouter d’une manière différente. Au départ, la chanson était plutôt heureuse, nous lui avons ajouté un côté beaucoup plus sombre.

Theresa : Oui, nous voulions mettre une énergie beaucoup plus sombre dessus et je pense que nous avons fait du bon travail !


#10 Aviez-vous d’autres titres en tête ?

Rob : Oui, nous voulions reprendre une chanson de Kelis !

Theresa : Je vous déteste tellement en ce moment, c’est évident !

Rob : C’est un peu difficile de travailler avec !

Theresa : On nous a également suggéré un titre de Kanye West.

Rob : Oui c’est vrai nous avions également pensé à certains sons de Kanye West, peut-être un peu plus tard.


#11 Quelle étape de la conception de l’EP avez-vous préférée ?

Theresa : L’écriture, à 100 %

Rob : Oui je pense au processus d’écriture mais aussi à la recherche. Nous avons passé beaucoup de temps à expérimenter différents sons, de sorte à ce que tout sonne parfaitement bien, ensuite, nous avons trouvé l’endroit idéal et obtenu exactement ce que nous avions en tête. C’est vraiment la meilleure sensation de tous les temps.

Theresa : C’est quand même marrant !

Rob : Oui, parce qu’avant tout le monde disait “Oh, come on” (terme utilisé pour dire à quelqu’un que vous ne croyez pas ce qu’il dit ou que vous pensez que la personne n’est pas sérieuse, ndlr).

Theresa : C’est vrai !

Rob : Et puis BAM, tout se met en place et vous avez le titre tel que tout le monde le veut. C’est juste un sentiment que vous ne pouvez pas vaincre lorsqu’il se présente comme vous l’avez imaginé.


#12 Après plusieurs EP, avez-vous une date en tête pour la sortie de votre premier album ?

Rob : Évidemment !

Theresa : Cela va se passer l’année prochaine.

Rob : Nous disons depuis un petit moment que c’est le meilleur instant pour le publier.


#13 Comment l’imaginez-vous ?

Theresa : Juste malade, haha


#14 Aura-t-on l’occasion de vous voir jouer sur votre propre tournée ?

Rob : Oui, c’est prévu mais nous ne pouvons pas vous en dire plus pour le moment.


#15 Comme Bring me the Horizon, allez-vous filmer un documentaire de tournée avec des plans des coulisses et des sessions en studio ?

Theresa : Oui nous allons sûrement enregistrer un documentaire de tournée. Nous avons déjà essayé de le faire par nous-même, mais l’exercice était assez difficile.


#16 Dans quels pays souhaitez-vous tourner ?

Rob : Je veux vraiment aller en Asie !

Theresa : Pour moi ce serait l’Amérique !

Rob : Le Japon serait ma destination rêvée. Aussi, récemment, nous avons joué à Milan en Italie, pour moi, c’était l’un des meilleurs concerts et j’adorerais y retourner, car les gens, là-bas, sont si gentils et si accueillants envers notre musique. C’était la première fois que nous y allions et ils ont vraiment adoré, donc oui, l’Italie également.


#17 Comment s’est passé la tournée avec Bring me the Horizon et Fever 333 ?

Rob : Pour nous ce fut la meilleure tournée !

Theresa : Ça été un rêve.

Rob : Nous n’aurions pas pu rêver d’un meilleur line-up car tous les fans de Bring me the Horizon nous ont très bien accueillis. C’est tout simplement le meilleur groupement de personnes avec lequel nous avons eu la chance de tourner. Nous nous entendons tous vraiment bien et les lieux étaient incroyables, ils étaient parmi les plus grands que nous n’ayons jamais vu !


#18 Quelle a été votre réaction lorsque vous avez appris que vous partiez en tournée européenne avec Bring me the Horizon et Fever 333 ?

Theresa : J’ai crié ! Je me souviens, nous étions en studio et j’ai littéralement perdu ma voix.

Rob : Nous étions en session d’enregistrement et je jouais de la batterie dans une cabine insonorisée. Pendant que je jouais, j’ai vu Theresa sauter, à travers la vitre, mais je ne pouvais pas l’entendre. J’ai lâché “Oh wait, what’s going on ?” (“Que se passe-t-il”, ndlr) Mais je ne pouvais pas l’entendre.

Theresa : Pourtant j’ai vraiment crié fort !

Rob : Et puis elle a connecté le micro et elle a dit : “On a eu la tournée !”, j’étais vraiment heureux. C’était génial parce qu’à un moment, nous avions vraiment cru ne pas l’obtenir. Alors nous avons sauté de joie.


#19 Pour finir et non pas des moindres, vous est-il arrivé quelque chose de bizarre ou choquant lors de la tournée, que ce soit sur scène ou en backstage, ?

Rob : Je pense que tout le monde s’est plutôt bien comporté, mais peut-être ce soir, qui sait ?

Theresa : J’essaie de réfléchir, mais non, il ne s’est rien passé de spécial.

Rob : Si, une fois quelqu’un s’est évanoui aux pieds de George lorsqu’il lui a donné son médiator, il a commencé par pleurer puis il s’est écroulé. C’était plutôt intense, mais sinon, rien de vraiment fou.

Photographies : Madeline Rome

En attendant le clip officiel, retrouvez ci-dessous « Creature » de Yonaka :