La semaine dernière nous partions à la rencontre de Crossfire en backstage du Café de la Danse à Paris. C’était ce soir là la release party de leur premier album « Drifting Ashore ». Le duo, composé d’Allison Mareek et Etienne Prieuret nous a parlé à cœur ouvert de leur oeuvre et de leurs inspirations.

 

Bonjour Crossfire on est très heureux d’être avec vous pour MZK Live

Etienne : Bonjour !

Alison : Bonjour ! Merci de nous accueillir ! Enfin… De venir nous voir (rires)

Pourriez-vous vous décrire en quelques mots ?

Alison : Crossfire c’est le mélange de deux voix, c’est notre duo donc la voix d’Etienne et la mienne, deux guitares et plusieurs musiciens additionnels sur l’album. C’est un mélange de musiques traditionnelles, de folk, de blues et mélangés avec du rock et des choses un peu plus modernes, un peu plus actuelles.

Quelles ont été vos inspirations pour ce nouvel album « Drifting Ashore » ?

Etienne : Alors beaucoup de musiques des années 60/70, Ali vient plus du monde de la pop avec des inspirations un peu plus modernes et moi je viens un peu plus du blues, des musiques traditionnelles américaines, la country, le blues, le folk. Donc ça fait un mélange un petit peu de tout ça.

Alison : On a voulu aussi parler de pas mal de sujets qui nous tiennent à cœur dans cet album. Au niveau des textes on reprend beaucoup d’éléments qui sont encore beaucoup d’actualités aujourd’hui et c’est à découvrir au fur et à mesure des chansons qui s’y trouvent.

Pourquoi avoir appelé l’album « Drifting Ashore »?

Alison : Alors Drifting Ashore ça veut dire partir à la dérive, ça représente beaucoup le voyage. Dans cet album y a beaucoup de notion de voyage, de départ. On est partis aux Etats-Unis, on est partis dans pas mal d’endroits différents et c’est comme ça que notre musique s’est créée sur la route. Pour nous c’était vraiment une évidence.

Vous avez eu la chance de jouer votre EP un peu partout dans le monde. Vous vous rappelez d’une date en particulier ?

Etienne : Oui y a des dates marquantes, par exemple au Rockwood à New-York où on a joué plusieurs fois. Ça s’est produit un petit peu après les attentats de 2015, et c’est vrai que c’était dans une ambiance assez particulière. On a un morceau qui parle de ça en fait, qui a été composé à la suite de ça aussi. Et ça c’est des dates qu’on n’oublie pas parce qu’on s’est retrouvé devant un public américains, on chante dans leur langue et on chante notre histoire donc ça c’est un échange qui est assez particulier. Après y a une somme assez innombrable de concert, on peut pas tout se souvenir mais ça en fait partie en tout cas.

Quelles sont les musiques qui tournent en boucle dans votre téléphone ?

Alison : Alors depuis un bon moment c’est Jason Isbell par exemple. C’est un artiste américain qui fait du… qui joue dans un style americana. C’est un mélange de folk/blues/country. Et ce qui est pas mal avec cet artiste c’est qu’en fait on était dans cette même salle y a six mois pour le voir en concert au Café de la Danse et là on se retrouve à être sur la même scène donc ça nous fait hyper plaisir, on est hyper fier

Etienne : actuellement, très franchement, j’écoute un vieux truc, c’est John Hiatt qui est un grand chanteur émérite de la variété folk rock américaine. Et sinon dernièrement bah oui rien de vraiment neuf non plus mais c’est le dernier album de Robert Plant en fait.

Quel album vous a le plus marqué dans votre vie ?

Etienne : Incontestablement « Electric Ladyland » de Jimi Hendrix. C’est surement un des albums qui fait que je joue de la guitare et que j’ai eu envie de faire ce métier en fait, qui n’en n’est pas un qui est juste une raison de vivre toute particulière.

Alison : « Mercury Falling » de Sting. Un album qui m’a donné envie de me mettre à l’écriture.

Quels artistes vous ont le plus influencé musicalement ?

Alison : Alors moi en tant qu’auteur c’est Sting, sans aucunes hésitations. C’est mon modèle au niveau écriture et c’est l’artiste que je voudrais…  dont je voudrais le plus me rapprocher on va dire (rire)

Etienne : De mon côté plusieurs. Je peux pas vraiment en nommer un. J’ai beaucoup aimé donc Jimi Hendrix, j’ai beaucoup aimé aussi des compositeurs comme Jeff Buckley qui faisait vraiment des chansons détournées un peu de la guitare et vraiment sur l’aspect composition, des chansons, Robert Plant, Led Zeppelin tout ça. Et puis je tiens à citer un artiste trop méconnu qui s’appelle Kelly Joe Phelps, qui est un grand bluesman qui joue un folk-blues incroyable, tout seul avec sa guitare.

Quel serait l’artiste avec qui vous rêveriez de faire une collaboration ?

Alison : Ah… C’est un peu les mêmes, Sting Jason Isbell, mmh…

Etienne : Moi ils sont tous morts, quasiment, ou alors ils vont bientôt mourir, faut qu’on se dépêche.

Alison : Non y a Robert Plant ! Robert Plant, toujours vivant, Neil Young… T’avais dit l’artiste pardon mais y en a plein (rires)

Etienne : Si on pouvait faire quelque chose avec Neil Young avant qu’il passe l’arme à gauche ça serai juste… d’anthologie.

Si vous deviez arrêter la musique, dans quoi vous vous reconvertiriez ?

Etienne : Ça c’est pas des questions qu’on pose. On peut pas se reconvertir, on fait de la musique parce que c’est un état d’esprit, c’est une raison d’être. C’est surement la plus belle des religions et on peut pas s’empêcher de faire de la musique, on arrêtera pas de faire de la musique. Et puis à la veille d’un concert comme celui-ci on peut pas penser à qu’est qu’on ferait à la place.

 

Merci Allison et Etienne pour ce moment de partage.

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