Pour le deuxième soir d’affilée, et pour la quatrième fois de sa tournée pour l’album La Fête est finie, OrelSan remplissait l’AccorHotels Arena de Paris, en ce jeudi 6 décembre 2018. Et mon dieu, quel concert. Ayant déjà assisté à son concert à Dijon l’année dernière, je peux vous assurer que même après plus de 80 dates, le plus normand des rappeurs français assure toujours autant, et même bien plus que cela.

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          L’ambiance était présente ce jeudi soir, avec un Bercy rempli à sa capacité maximale (pour une configuration de concert classique), avec des gens qui n’hésitaient pas à sauter, à chanter, à profiter de l’instant, ce qui était parfait pour une retranscription en direct sur la chaîne TMC.

           Au programme les chansons du dernier album en date, mais également quelques morceaux du précédent, Le Chant des Sirènes sorti en 2011, pour un triptyque composé de la chanson-éponyme du deuxième album, puis d’un Suicide Social toujours aussi magistral en live, suivi par un Raelsan puissant, le tout entrecoupé d’un morceau récent, Paradis, que tout le monde s’est fait un plaisir de chanter en choeurs.

          Il faut aussi rappeler qu’OrelSan a sorti il y a deux semaines un Épilogue à son dernier album, dont il a ici interprété cinq extraits. Tout d’abord La famille, la famille, suite de Défaite de famille, sorte de mea culpa de sa part envers sa fratrie. Du plus bel effet. Puis le remix de Tout va bien, accompagné sur scène ce soir-là par le rappeur britannique Eugy. Il y aura également Tout ce que je sais, en duo avec YBN Cordae (un autre anglais), et surtout, le très attendu featuring avec Damso : Rêves bizarres. Dont le clip est sorti juste avant la sortie de la réédition de l’album. Un moment du concert particulièrement fou, car voir ces deux-là ensemble sur scène m’a personnellement fait très plaisir.

          D’autres invités étaient également présents, telles que le duo féminin Ibeyi, venu honorer de leurs douces voix le morceau Notes pour trop tard. Et puis autre surprise de taille, la venue de Suikon Blaze AD, VALD et surtout Gringe pour interpréter Qui dit mieux, morceau disponible sur l’album Enfant Lune de la deuxième moitié des Casseurs Flowters, sorti le 2 novembre dernier.

          Le concert de la veille avait été lui marqué par la présence de MHD, ou encore du magnifique Lomepal, venu chanter son feat avec Orel, La vérité, disponible sur son nouvel album Jeannine.

          À noter, même si c’est plus anecdotique, la présence dans la salle de Dany Synthé, juré de la dernière saison de Nouvelle Star et compositeur de pas mal de morceaux populaires (tel que le très connu Sapés comme jamais de Maître Gims), qui a déjà travaillé avec Orel par le passé, et qui l’accompagnait même sur ses tournées, et aussi Kyan Khojandi, auteur de la série Bloqués dans laquelle jouaient les Casseurs Flowters, ou même Jean-Paul Rouve, qui avait annoncé sur une émission TV plus tôt dans la semaine qu’il appréciait particulièrement le rappeur caennais.

          Pour cette dernière date le sang était chaud, les têtes secouées, les pieds et genoux ankylosés, mais les cœurs y étaient, et je pense pouvoir m’estimer heureux d’être en mesure de dire “J’y étais”. J’espère donc revoir l’enfant de Caen bientôt, en concert cet été par exemple, dans les quelques festivals où il est déjà annoncé, ou dans les bacs, avec qui sait un quatrième album. Mais mieux vaut qu’il prenne son temps, après tout on ne veut pas le pousser à cracher un quatrième disque raté.

 

Par Marcelo Engelo

Photos par Maxime Maitre & Amylyam

Clip de Rêves bizarres, extrait de La Fête est finie (Epilogue)