En ce vendredi 5 avril 2019, la petite salle parisienne du Trianon accueillait en son sein le rappeur-chéri du 19ème arrondissement : Jazzy Bazz. Il avait pour l’occasion fait appel à un jeune groupe pour chauffer son public, et ainsi, les membres du collectif Goldstein Records ont eu l’honneur de la première partie. La salle était en plus déjà pleine pour eux, et ils le méritaient amplement, car leur rap était plutôt bon, et je pense qu’il faudra garder un oeil sur eux à l’avenir.

          Au programme du concert, les différents morceaux de son album Nuit sorti en 2018. Comme par exemple Crépuscule, Buenos Aires – Paris ou Cinq heures du matin, qu’il interprète seul, mais quasiment toujours backé par son pote de toute une vie Esso Luxueux, présent tout le long du concert. L’ambiance est présente elle aussi, et ça pogote dans tous les sens. Bazz s’est même laissé tenter par un petit slam, qui s’est heureusement pour lui mieux terminé que pour Shy’m. Les gens sont tellement chauds que même sur les balcons, pleins à craquer, les gens dansent et renversent leurs bières sur les gens en-dessous d’eux.

 

          Le public parisien a eu droit à quelques invités notoires, principalement liés à l’album. Il y avait ainsi Sabrina Bellaouel, venue en renfort sur Minuit, Lonely Band en duo pour Sentiments (la meilleure de l’album selon moi), et surtout le grand Alpha Wann, venu prêter main-forte sur Insomnie, pour ensuite enchaîner sur Stupéfiant et Noir de son album Une Main Lave l’Autre, sorti il y a quelques mois. Petite surprise qui n’a rien à voir avec l’album Nuit : l’apparition surprise d’Oxmo Puccino. Le grand absent, que tout le public semblait attendre, et il faut l’avouer moi aussi, est Nekfeu, uniquement présent grâce à sa voix enregistrée diffusée pendant le morceau Éternité en fin de concert. Mais pour l’instant le rappeur parisien continue de se faire discret.

          En résumé, ce concert de Jazzy Bazz était de qualité, peut-être un peu court, on en redemande tellement il nous met bien le bougre. Achetez son album, vous lui permettrez peut-être de faire de plus grosses salles, de faire l’Olympia, un Zénith, ou soyons fou, un Bercy ! Et peut-être des festivals, quand on y pense. Mais pour cela c’est à vous de jouer, il vaut largement le coup.

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Instagram : @jazzy_bazz

Twitter : @JazzyBazz

Par Marcelo Engelo

Photos par Joy Grace