Si les plus jeunes n’étaient pas encore nés, les plus anciens en ont encore des frissons. C’était il y a tout juste 20 ans, un 22 mai 1998 pour être précis. L’Olympia est, à l’époque, envahi par un collectif de jeunes rappeurs talentueux : Le Secteur Ä

25 disques d’or et de platine et un total de 6 millions d’exemplaires vendus entre 1996 et 2001 : voilà ce que représente le Secteur Ä !

Malheureusement, au début des années 2000, certains membres décident de suivre leurs propres chemins respectifs et le collectif disparaît alors de la scène musicale.

Imaginez alors notre joie lorsque l’on a appris, il y a quelques mois à peine, que le Secteur Ä allait se réunir de nouveau. Une tournée évènement de dix dates françaises est alors annoncée pour le printemps 2018. Pour info, la tournée a débuté le 26 avril dernier à Rennes et se terminera le 27 mai prochain au Zénith de Lille.

Comme un symbole, 20 ans après leur concert mythique à l’Olympia, c’est à Paris que le collectif a posé bagages avant-hier soir pour leur huitième date. Cette fois, ce n’est pas l’Olympia mais bien l’AccordHotel Arena qui accueille le collectif au grand complet. Ärsenik, Doc Gynéco, MC Janik, Neg’Marrons, Passi, Pit Baccardi, Singuila, Stomy Bugsy, ils étaient tous présents pour nous rappeler ce à quoi ressemblait l’âge d’or du rap français des années 90.

Pendant près de 3 heures, le Secteur Ä balance ses classiques tels que « Le bilan », « Mon papa à moi est un gangster », « C’est trop », ou encore « Dans ma rue ». En face, le public dont il est difficile de donner une moyenne d’âge précise tant les générations se mélangent, est transporté entre rêve et nostalgie. Tout le monde participe à la fête et les artistes se transcendent sur scène. Une sorte de remerciement réciproque, entre un public fidèle et un groupe immortel.

Pour l’occasion, les membres du groupe n’omettent pas de rappeler l’importance de cette date qui se voit aussi fêter, le 170ème anniversaire de l’abolition de l’esclavage en Martinique.