Bien le bonjour !

 

        J’ai attendu un peu avant de vous déballer ma chronique sur Michael. Mais au final je me suis dit qu’il ne servait à rien d’attendre plus longtemps, et voici donc ce huitième Disquaire sur l’album Off the Wall, sorti en 1979, son premier en solo après la fin de la période Jackson 5, et qui sera suivi par l’inoubliable Thriller, trois ans plus tard.

© Epic Records (1979)

 

 

 

 

          C’est un album de premières fois. Pour être plus précis, on a droit à la première collaboration entre Michael et le producteur Quincy Jones, après l’avoir rencontré lors du tournage de The Wiz (une adaptation cinématographique du Magicien d’Oz dans lequel Jackson jouait l’Épouvantail), mais ce disque marque également ses premiers succès sans l’influence de son père. Je pense que le fameux “album de la maturité” de Michael, c’est celui-ci, son premier album d’adulte. On va donc parler un peu de quatre des morceaux de l’album, parmi mes préférés (bien que je l’apprécie dans sa totalité).

 

          Un petit morceau funky pour commencer : Burn This Disco Out. Ce titre n’a rien de bien prétentieux, il n’a pour simple vocation de faire danser d’après moi, et je l’apprécie pour ce qu’il est, un bon morceau sans prise de tête pour se détendre sur le dancefloor. Et écoutez-moi ces cuivres au début, si ça c’est pas du pur disco à en faire frétiller un coupe afro, je ne sais pas ce que c’est…

 

          Voici l’instant émotion de cette galette musicale : She’s Out Of My Life. Pour dire, si on tend ses esgourdes, on peut même percevoir à la fin du morceau ce qui ressemble à des sanglots de notre cher Bambi. Ce morceau c’est la dose de douceur de l’album, le cœur de confiture d’un beignet, il fait du bien, il fait plaisir, il fait fondre. Un morceau assez peu connu malheureusement, bien qu’il montre un aspect de l’artiste au final assez rare dans sa discographie…

 

Vous connaissez sans doute le sample utilisé par Rihanna dans Don’t Stop The Music (en même le titre en lui-même en dit long), de la chanson la plus connue de l’album : Don’t Stop ‘Til You Get Enough. Mis à part que c’est également la musique du LOTO, Michael a réussi ici à écrire un véritable tube. Tout est réussi, de la mélodie entraînante à l’instrumentale léchée qu’on identifie immédiatement. La basse fait bouger le bassin, les cuivres font faire des mouvements dignes de Saturday Night Fever, et généralement, on oublie (trop) facilement qu’on a plus 20 ans quand le DJ passe ce morceau dans la salle des fêtes. Un classique en somme.

Pour finir, mon préféré de l’album : Rock With You. J’adore l’ambiance dans laquelle on entre en écoutant ce morceau. Une ambiance de bien-être, de relaxation, et de joie. Et moi qui ne danse que sur Rasputin de Boney M. (mes amis ont assez de preuves visuelles), eh bien là je ne peux m’empêcher de remuer mon coccyx… Et que dire de ce magnifique clip, bien que simple, qui est devenu mythique tellement ce costume à paillettes demande qu’on l’admire. Bref, je pourrais l’écouter en boucle.

 

Off the Wall n’est indéniablement pas l’album le plus populaire de Michael Jackson, mais il n’en est pas moins l’un des meilleurs. Ce premier opus de trilogie, suivi par Thriller et Bad, ne déçoit pas après les tubes fantastiques des Jacksons, et annonce ainsi la belle carrière du futur King of Pop. Après je n’ai pas besoin d’en dire plus, la suite de l’histoire vous la connaissez…

 

On se retrouve dans deux semaines pour un nouveau Disquaire, qui sait, peut-être que je vous ferais découvrir quelque chose !