Bien le bonjour !

 

          L’artiste dont je vais vous parler aujourd’hui est l’une des plus grandes de sa génération. Voilà, je tenais à le dire, vous pouvez me citer là-dessus, pour moi c’est la stricte vérité, elle est sublime et talentueuse, et mérite mille fois plus d’attention que celle qu’on lui accorde actuellement. Comme vous l’aurez deviné d’après le titre, il s’agit de cette chère Lana Del Rey. J’aurais bien aimé vous parler de tous ses albums, et plus particulièrement de son dernier, Lust for Life, qui est un pur chef-d’oeuvre, mais le principe de cette chronique est d’évoquer des disques plus anciens, on va donc se pencher sur le classique Born to Die, sorti en 2012 (mais je vais évoquer également la Paradise Edition sortie quelques mois plus tard).

© Interscope Records, Polydor, Universal, Vertigo Records (2012)

         

 

 

 

          Entamons les hostilités avec Dark Paradise. Qui peut me dire que ce morceau n’est pas beau ? Il est certes triste (on vous voit les gens qui n’aiment pas Lana et qui rabâchent à tout bout de champ que c’est pour les dépressifs), mais il n’en est pas moins entraînant. Cela commence doucement avec des cordes frottées très cinématiques (effet très recherché par la chanteuse, qui a l’air d’aimer le vieux cinéma hollywoodien), puis des percussions viennent mettre un coup de fouet à la chanson, ce qui en fait quelque chose de plutôt appréciable.

 

          On continue dans les introductions pleines de cordes frottées avec Carmen. Sauf qu’on a là un morceau de manière générale un peu plus calme. Sauf au refrain où les percussions s’invitent de nouveau pour donner un aspect plus spectaculaire au titre (comme un climax de film, non ?). On plane en écoutant ce morceau, on apprécie sa simplicité, et on s’imagine bien dans un vieux cinéma de Los Angeles comme dans La La Land (Petite mention spéciale au pont en français avant le dernier refrain, ça fait toujours plaisir d’entre des anglo-saxons parler la langue du fromage).

 

          Toujours autant de violons pour Born to Die, le titre-éponyme de l’album. Que dire de ce morceau ? Il est toujours aussi plaisant à écouter, avec son orchestration des plus belles, et sa mélodie si envoutante. Je pourrais l’écouter en boucle toute une journée, sans doute. On s’imagine très bien conduire sous le soleil avec ceci dans l’autoradio.

          Je vais maintenant évoquer deux morceaux issus de la Paradise Edition, le premier étant Burning Desire. Surprise déjà, même s’il y a des violons, on retient plus l’intro pour ses quelques notes de piano, qui rendent la chanson immédiatement reconnaissable. Elle reste douce, jusqu’au refrain, qui est capable de nous faire bouger la tête. Mais on reste sur un morceau plutôt chill, comme dirait l’autre.

 

          Et on finit sur Ride, morceau trop peu connu d’elle à mon goût. Mais je crois l’un de ses meilleurs. Même si quasiment tous ses titres sont mélancoliques à un certain degré, celui-ci atteint un niveau plutôt fort, surtout à partir du pont avant le refrain, et cela le rend très intéressant. On a l’impression de vagabonder en l’écoutant. Et on peut apprécier l’introduction, composée par la voix de Lana et d’un piano, ce qui est une originalité bienvenue. Les cordes frottées présentes le long du morceau ne font elles que renforcer le côté spleen de la chanson, et c’est du plus bel effet.

          Voilà qui conclut ma chronique sur cet album. Je ne peux que vous le conseiller, et encore plus vous souhaiter de jeter une oreille au reste de sa discographie, elle vaut vraiment le coup. Pour la peine, je vous laisse avec mon morceau préféré de son dernier album, Lust for Life, le magnifique Beautiful People Beautiful Problems, en duo avec Stevie Nicks, chanteuse du groupe Fleetwood Mac, dont je vous parlerais un jour !

          On se retrouve dans deux semaines pour un nouveau Disquaire, qui sait, peut-être que je vous ferais découvrir quelque chose !