Bien le bonjour !

 

          Quelle meilleure période que celle de la sortie de Mamma Mia ! Here We Go Again au cinéma pour vous parler d’un des meilleurs groupes de tous les temps ? Voilà, vous avez certainement deviné que j’allais pas vous parler de Nickelback, mais plutôt de nos chers suédois d’ABBA !

          Petit rappel extrêmement bref sur l’histoire du groupe pour le petit du fond qui jouait sur sa DS pendant le cours : Formé en 1972, le groupe est composé de Benny Andersson, Anni-Frid Lyngstad, Agnetha Fältskog et Björn Ulvaeus, et se fait connaître en tant que vainqueurs de l’édition 1974 de l’Eurovision, avec le single Waterloo. Le succès ne fit que se confirmer par la suite, jusqu’à la dissolution en 1982.

          Mais aujourd’hui je vais plus particulièrement me pencher sur l’album Arrival, sorti en 1976.

© Polar (1976)

          Premier morceau qui retient mon attention : My Love, My Life. Ce n’est certainement pas le plus dynamique de l’album, mais c’est peut-être le plus émouvant par nature. Je veux dire, elle fait quelque chose, non ? On ne peut simplement pas rester insensible face à une voix pareille. Et que dire de la musique ? Elle est parfaite dans son accompagnement de ce beau texte, nous emportant sur un nuage de calme, au milieu de figures angéliques… Enfin, je pense que vous voyez l’image que j’essaie de retranscrire ici. On a envie de chanter ça à son gosse, pour lui dire qu’on l’aime, malgré qu’il soit grandement responsable de notre manque de sommeil depuis sa naissance (cette image-ci est peut-être plus universelle).

 

          Intéressons-nous maintenant à un morceau un peu plus dynamique, le célèbre Money, Money, Money. Je vous vois, je vous vois tous, à faire comme si vous jouiez la mélodie de piano ancien au début, ne faites pas semblant ! Mais rassurez-vous, il n’y a rien de mal à ça, je considérerais même que de ne pas le faire serait un signe de manque profond d’humanité (et j’appellerais la Police). Cette chanson est un antidépresseur assez puissant je trouve. Elle fait danser, elle fait chanter, elle a un pouvoir indéniable. Ce n’est pas pour rien que c’est un classique.

 

          Une des chansons les plus groovy du groupe : Knowing Me, Knowing You. Pourquoi donc me direz-vous ? Rien que pour la batterie déjà, elle fait un rythme tellement disco qu’il est impossible de ne pas taper du pied (ne serait-ce que dans sa tête), et la basse qui l’accompagne ne fait que renforcer cet aspect. Et les claviers et le solo de guitare envoient cette chanson dans un autre monde. Il y a quelque chose d’unique dans ce morceau, qui donne envie de faire la parade à quelqu’un sur la piste de danse d’une salle des fêtes, tel un magnifique paon. Encore un hit indémodable en somme (comme si ABBA était capable de nullité).

 

          Ah, voici le mastodonte. Le colosse. Le tube interplanétaire. J’ai nommé Dancing Queen. Que dire de plus, si ce n’est qu’il s’agit du titre le plus populaire du groupe ? Dire le contraire serait mentir (et le Professeur Ombrage n’aimerait pas ça voyons). Tout est mythique dans ce morceau, la mélodie qu’on chante à tue-tête, les synthés qui tâchent, la rythmique disco, l’ambiance générale. Tout ça donne envie de sauter partout et de tout défoncer là-dessus au karaoké, quitte à ruiner sa vie sociale en se faisant filmer à son insu par son ou sa meilleure amie. C’est moi qui vous le dit, il est impossible d’échapper à ce véritable hymne à la joie (qui n’est malheureusement pas l’hymne de la Suède, contrairement à celui de Beethoven, qui représente l’Europe).

 

          Pour finir, je vais vous parler d’un morceau qui n’était pas sur l’album en 1976, mais qui apparut sur sa réédition en 1991, et comme je fais ce que je veux, je vous en parle quand-même, car il s’agit peut-être bien de ma chanson préférée d’ABBA : FernandoAyant participé à une version collégienne de la comédie musicale Abbacadabra plus jeune, la version française de cette chanson, L’Enfant Do, était déjà ma préférée du spectacle. C’est sans doute l’une des raisons pour laquelle ce morceau résonne particulièrement pour moi. Il est émouvant dans les couplets, enjoué dans les refrains, tous les ingrédients nécessaires pour que ce soit mémorable. Je vous conseille donc fortement de l’écouter. Ce morceau, c’est l’amour.

 

          En conclusion, Arrival est un album classique de disco qu’il faut écouter, car il représente ce qui a pu se faire de mieux au milieu des années 70, et parce que, bordel, c’est ABBA quoi !

 

On se retrouve dans deux semaines pour un nouveau Disquaire, qui sait, peut-être que je vous ferais découvrir quelque chose !