Qu’ai-je donc vu au cinéma cette semaine ?…

 

L’État Sauvage –  réalisé par David Perrault

Avec Alice IsaazDéborah FrançoisKevin JanssensConstance DolléBruno TodeschiniArmelle Abibou et Maryne Bertieaux  –  Sorti le 26 février

Un peu avant la fin de la Guerre de Sécession américaine, une famille de français vivant dans un État du Sud décide de fuir devant l’avancée significative des Nordistes. Elle veut rejoindre Paris, et pour cela se fait aider par un cow-boy et son équipe, qui leur fait traverser le pays en plein hiver, bien qu’il soit pourchassé par une ancienne équipière et son gang.

Une excellente surprise, un western français ! Et un bon en plus. Il n’est pas non plus un western classique dans le sens où ce n’est pas forcément le schéma classique de cow-boys VS bandits, c’est un peu plus complexe que ça, un peu plus gris si on peut dire ça comme ça. Et c’est très féministe aussi, les personnages principaux sont vraiment les femmes, et elles prennent l’histoire à bras le corps, et portent le film extrêmement bien.

Note :  9/10  –  C’est excellent, donnez-m’en plus des films comme ça.

 

Judy –  réalisé par Rupert Goold

Avec Renée ZellwegerJessie Buckley, Finn WittrockRufus Sewell et Michael Gambon –  Sorti le 26 février

L’histoire vraie de la fin de carrière de Judy Garland, croulant sous les dettes et étant obligée de devenir la vedette résidante dans un music-hall londonien en fin 1968. Ses trente ans de carrière depuis le Magicien d’Oz l’ont transformée, l’ont façonnée en une véritable icône, mais à quel prix ?

Ce film a donc valu l’Oscar de la Meilleure Actrice à Renée Zellweger qui incarne Judy Garland, et je trouve que c’est largement mérité. Elle crève l’écran, elle s’efface pour ne laisser apparaître que Judy, même quand des images de la vraie sont montrées, on s’y méprendrait. Les flashbacks de l’époque du Magicien d’Oz, sont sublimes et aident énormément à comprendre la psychologie de Garland. Les séquences musicales sont très belles aussi, la performance est là. C’est un bon film.

Note :  10/10  –  Génial.

 

 

Invisible Man –  réalisé par Leigh Whannell

Avec Elisabeth MossOliver Jackson-CohenHarriet Dyer et Aldis Hodge –  En salles le 26 février

Cecilia décide de s’enfuir de la maison de son compagnon, abusif et violent avec elle. Elle y parvient, et alors qu’elle est réfugiée chez des amis, elle découvre qu’il s’est suicidé. Mais des choses étranges se passent, et elle commence à penser qu’il n’est pas mort, mais qu’il a plutôt trouvé le moyen de se rendre invisible…

Je n’attendais absolument rien de ce film, eh bien j’ai été très agréablement surpris ! C’est intelligent, inventif, bien filmé, bien joué. Les rebondissements sont nombreux et tiennent la route, et la mise en scène originale, surtout vis-à-vis de l’invisibilité. Elisabeth Moss est excellente dans son rôle, on voit qu’elle se donne à fond. Elle porte le film presque à elle toute seule, elle mériterait tous les honneurs.

Note :  10/10  –  Franchement très cool !

 

 

Lucky –  réalisé par Olivier Von Hoofstadt

Avec Florence Foresti, Alban Ivanov et Mickaël Youn –  Sorti le 26 février

Deux amis losers décident de voler un chien renifleur de la Brigade Canine pour trouver les réserves de drogues des narco-trafiquants locaux et revendre ensuite la marchandise pour s’enrichir. Ils s’octroient l’aide d’une capitaine de Police corrompue, pourtant surveillée de près par une enquête interne.

Le réalisateur de ce film a aussi fait Dikkenek, et ça se remarque, le ton parfois absurde mais franchement drôle est là et on passe un excellent moment. Les acteurs sont bons, même s’ils en font parfois des caisses, surtout Mickaël Youn. Foresti est très efficace, Ivanov attendrissant. François Berléand fait une apparition, qui n’a rien de très marquante, peut-être vient-il seulement encaisser son chèque, il n’a pas vraiment l’air plus impliqué que ça.

Note : 7/10  –  Pourquoi pas.

 

Rendez-vous la semaine prochaine pour une nouvelle sélection de films, en attendant, allez au cinéma !

Par Marcelo Engelo