Qu’ai-je donc vu au cinéma cette semaine ?…

 

Les Misérables –  réalisé par Ladj Ly

Avec Damien Bonnard, Alexis Manenti et Djebril Didier Zonga  –  Sorti le 20 novembre

Stéphane, originaire de Cherbourg, est muté à Montfermeil, où il rejoint l’équipe de la BAC. Sa première journée ne se passe pas tout à fait comme prévue quand une tentative d’interpellation tourne au vinaigre, alors qu’ils sont filmés par un drone…

C’est un de ces films qui sont capables de fédérer. Dès le départ, avec une séquence tournée pendant la finale du Mondial 2018 de Football, on se sent investis, et on plonge ensuite avec plaisir dans l’histoire qui nous est présentée. Et on se prend une tarte, que dis-je, une pelle ou un panneau, dans la tronche. C’est stressant, même s’il y a des moments calmes, mais on sent monter la pression au fur et à mesure du film, et quand tout éclate à la fin, on en prend plein les yeux. Ce final est d’une puissance dingue. Les acteurs sont très crédibles, surtout les adultes, même si quelques enfants s’en sortent très bien (pas tous). Quoiqu’il en soit, c’est excellent.

Note :  10/10  –  Donnez le César du meilleur Premier Film à Ladj Ly ! Et puisqu’il représente la France aux Oscars, donnez-lui aussi tant que vous y êtes.

 

 

Terminal Sud –  réalisé par Rabah Ameur-Zaïmeche

Avec Ramzy Bedia,  Amel Brahim-Djelloul et Slimane Dazi –  Sorti le 20 novembre

Dans un pays en pleine guerre civile où la population est martyrisée, un médecin continue de travailler, malgré le désespoir qui règne. Il vit tant bien que mal dans son coin jusqu’au jour où des hommes l’enlèvent pour qu’il soigne un homme mystérieux…

Je n’ai pas vraiment été convaincu par ce film. Certes, Ramzy est excellent dans son rôle, mais je me suis profondément ennuyé. Certains choix de mise en scène m’ont dérouté, et l’histoire ne m’a pas passionné tant que ça. Bref, je n’ai pas réussi à rentrer dans ce film.

Note :  4/10  –  Vous pouvez vous en passer.

 

 

Gloria Mundi –  réalisé par Robert Guédiguian

Avec Ariane AscarideGérard MeylanAnaïs Demoustier et Jean-Pierre Darroussin  –  En salles le 27 novembre

Un homme sort de prison après plus de vingt années et revient à Marseille, après avoir appris la naissance de sa petite-fille, Gloria. Il va donc rejoindre la famille formée par sa fille et son mari, son ex-femme et son deuxième mari, et enfin sa belle-fille et son mari. Ils ont tous leurs problèmes, souvent liés à l’argent, mais à des degrés différents, et personne n’est blanc comme neige, sauf quelques exceptions. Et il se retrouve au milieu de tout ça, spectateur de cette famille pas si unie que ça, qui est malgré tout la sienne.

C’est un beau film. L’histoire est de base simple, mais les différentes intrigues liées à chaque membre de la famille, dont chacun à un parcours bien distinct, sont très intéressantes, et on en lâche pas une miette. Les acteurs sont émouvants, surtout Ariane Ascaride et Gérard Meylan, très beaux en anciens amants. Anaïs Demoustier brille dans son rôle ambivalent, et Jean-Pierre Darroussin est d’une douceur, j’ai envie de lui faire un gros câlin dès qu’il est à l’écran (pas comme dans Les Éblouis, sorti la semaine dernière, où c’est un gros connard).

Note :  8/10  –  Très beau.

 

 

Chanson Douce –  réalisé par Lucie Borleteau

Avec Karin Viard, Leïla Bekhti et Antoine Reinartz –  En salles le 27 novembre

Un couple venant d’avoir un deuxième enfant décide d’engager une nounou pour que la mère puisse reprendre son travail d’avocate. Louise est ainsi engagée, et elle se montre dévouée, efficace et très disponible. Mais bientôt elle se montre trop présente, trop inquiétante, son apparente perfection cacherait-elle une part d’ombre ?

Un coup de poing à l’estomac ce film. Karin Viard est époustouflante dans son rôle, elle fait peur, j’avais les poils hérissés les trois quarts du film, et en même temps on a envie de la réconforter, elle est parfaitement ambivalente. Leïla Bekhti est son parfait opposé, et joue à la perfection son rôle de mère dépassée soulagée de pouvoir penser à autre chose qu’à ses enfants. On stresse tout le long du film car on sait que quelque chose ne va pas, et le choc est brutal. Il est même fracassant.

Note :  10/10  –  Un film extrêmement dur, mais sublime.

 

 

Rendez-vous la semaine prochaine pour une nouvelle sélection de films, en attendant, allez au cinéma !

Par Marcelo Engelo