Qu’ai-je donc vu au cinéma cette semaine ?…

 

Portrait de la jeune fille en feu  –  réalisé par Céline Sciamma

Avec Noémie Merlant et Adèle Haenel  –  Sorti le 18 septembre

L’histoire d’une peintre devant faire le portrait d’une jeune femme refusant de poser car cela la forcerait à se marier.

Pour un lauréat du prix du scénario à Cannes, ce film repose sur beaucoup de vide je trouve. Il est d’abord assez lent. En même temps, cela correspond à l’ambiance voulue, à l’époque où les formes de divertissement étaient plus rares, et où l’ennui était d’autant plus présent. Le film repose surtout sur la relation entre les deux protagonistes, et c’est là son point fort. On y croit tellement. L’alchimie est vraiment forte, et le film gagne énormément en qualité grâce à elles.

Note :  7/10  –  Intéressant, mais surtout pour son duo d’actrices.

 

 

Music of my Life  –  réalise par  Gurinder Chadha

Avec Viveik KalraKulvinder Ghir et Hayley Atwell  –  Sorti le 11 septembre

Un lycéen pakistanais grandit dans une petite ville anglaise en 1987. Il aime écrire depuis son enfance, mais son père très conservateur l’empêche de s’épanouir en tant qu’écrivain. Il découvre alors la musique de Bruce Springsteen, et commence à changer sa vie grâce à lui.

Une très bonne surprise ce film. Je n’avais même pas prévu de le voir, n’étant pas  spécialement fan de Springsteen, mais j’ai réellement passé un très bon moment. C’est un peu cliché sur certains aspects, bien que ce soit une histoire vraie, mais c’est frais, c’est jovial, et ça fait plaisir de voir des films comme ça.

Note :  8/10  –  Vraiment cool, vous en ressortirez content !

 

 

Trois jours et une vie  –  réalisé par Nicolas Boukhrief

Avec Pablo PaulySandrine Bonnaire et Charles Berling  –  Sorti le 18 septembre

Noël 1999, un petit garçon disparaît dans un petit village de Belgique. L’émotion gagne vite les habitants, et la paranoïa aussi. Antoine, 12 ans, se retrouve au milieu de toute cette histoire, qui le suivra jusque dans sa vie d’adulte.

Wow. Quelle claque. Pierre Lemaitre m’avait déjà impressionné avec Au-revoir Là-Haut, mais là il a signé un scénario (tiré de son livre) magnifique. Je n’attendais rien de ce film, je l’ai vu par simple curiosité, et j’en suis sorti tout retourné. On passe par mille émotions, les personnages sont crédibles, tous joués à merveille. Et l’histoire, pleine de rebondissements, tient en haleine jusqu’au bout. Vraiment, je suis impressionné.

Note :  10/10  –  Une merveille.

 

 

Ad Astra  –  réalisé par James Gray

Avec Brad PittTommy Lee Jones, Donald Sutherland et Liv Tyler  –  Sorti le 18 septembre

Dans un futur proche, l’Humanité a colonisé la Lune et Mars, et le père de Roy McBride a été envoyé vers Neptune afin de détecter d’autres formes de vie intelligentes. Mais cela fait 20 ans qu’il n’a pas donné de nouvelles. Des tempêtes magnétiques semblant venir de Neptune convainquent l’agence spatiale d’envoyer McBride retrouver son père pour voir s’il est responsable de la situation critique, et l’arrêter si nécessaire.

Cela faisait longtemps que je n’avais pas vu un bon film sur l’exploration spatiale. First Man m’avait moyennement convaincu, mais celui-ci est assez savoureux. Brad Pitt est sublime en astronaute tourmenté par le fantôme de son père, et Tommy Lee Jones très convaincant lui aussi. L’image est très belle, que ce soit les vaisseaux, les planètes explorées, ou les plans plus centrés sur les humains. Mention spéciale à la scène des rovers lunaires, vraiment très bien foutue.

Note :  9/10  –  Du très bon, à voir si vous aimez les épopées à la 2001 l’Odyssée de l’Espace ou Interstellar.

 

 

 Lucky Day  –  réalisé par Roger Avary

Avec Luke BraceyNina Dobrev et Crispin Glover  –  Sorti le 18 septembre

La première journée hors de prison d’un ex-braqueur ne se passe pas tout à fait comme prévu quand un tueur à gages complètement taré lui colle au train et s’en prend à sa femme et à sa petite fille.

Une bonne surprise. Vu par curiosité et car j’aime bien Nina Dobrev, j’ai passé un bon moment devant. C’est drôle, sanglant et très rythmé, pas le temps de s’ennuyer. Je vous le conseille en VO d’ailleurs, car la moitié des personnages parlent français dans le film, et je pense que l’effet n’est pas le même avec la VF. En plus c’est franchement drôle d’entendre tout un film avec un personnage de tueur parler anglais avec un accent français plus nul que Macron.

Note :  7/10  –  Un bon divertissement sans prise de tête !

 

 

Le Chardonneret  –  réalisé par John Crowley

Avec Ansel ElgortNicole Kidman et Jeffrey Wright  –  Sorti le 18 septembre

La vie d’un jeune garçon après qu’un attentat dans un musée new-yorkais lui ai enlevé sa mère. Il passe par une famille d’accueil aimante, puis part vivre avec son père alcoolique, pour finir antiquaire chez l’associé d’une des victimes de l’attentat. Il semble avoir du succès, mais est-il heureux ? Et surtout, pourquoi a-t-il volé un tableau inestimable après l’attaque au musée quand il était enfant ?

Je suis mitigé par rapport à ce film. Je suis à la fois admiratif d’Ansel Elgort et de l’acteur qui le joue enfant, Oakes Fegley, car ils jouent très bien leur rôle partagé, qui est intéressant, mais il y a quelque chose qui manque au film pour être vraiment bien. Peut-être plus d’émotion ? Il dure 2h30, et on les ressent un peu trop. On se dit un peu « Tout ça pour ça » en sortant de la salle. Notez une apparition de Finn Wolfhard (Mike dans Stranger Things) en jeune ukrainien, un rôle qui lui va à ravir.

Note :  5/10  –  Décevant, heureusement que les acteurs sont bons, mais bon c’est un peu dommage.

 

 

Alice et le Maire  –  réalisé par Nicolas Pariser

Avec Fabrice Luchini et Anaïs Demoustier  –  En salles le 2 octobre

Le maire de Lyon n’a plus d’idées, il fait alors appel à une jeune diplômée en lettres, qui va l’épauler et l’aider à sortir de cette mauvaise passe, jusqu’à ce qu’une forte relation de respect et d’admiration se crée entre eux.

Je ne suis pas fan d’habitude de films sur la politique. Mais Luchini a ce don de me faire m’intéresser à n’importe quoi. Il pourrait me lire les conditions générales d’utilisation d’un ventilateur que j’écouterais avec admiration. Il est ici très crédible en maire sur le déclin, tout de même plein d’humour (ou d’esprit devrait-on dire en politique), et Anaïs Demoustier est très efficace et on s’attache beaucoup à elle, qui tient ce rôle de loupe sur le petit monde d’une mairie vue de l’intérieur. Et la fin est simple je trouve, mais vraiment bonne.

Note :  8/10  –  Vraiment intéressant, à voir si vous appréciez l’humour politique et aimez connaître les dessous de ce monde.

 

Rendez-vous la semaine prochaine pour une nouvelle sélection de films, en attendant, allez au cinéma !

Par Marcelo Engelo